Ministère de la justice : Vers une amélioration significative de la productivité des acteurs judiciaires

Ministère de la justice : Vers une amélioration significative de la productivité des acteurs judiciaires

Le secrétaire général du ministère en charge de la justice a procédé le mercredi 27 octobre 2021, à l’ouverture de la session de formation des magistrats et des greffiers des juridictions spécialisées, chargées des dossiers de crimes économiques et financiers et du terrorisme sur le management de leur cabinet. Cet atelier, qui se tient du 27 au 29 octobre 2021 dans la ville de Koudougou, vise à améliorer significativement la productivité des dits acteurs.

Le juge d’instruction, de par ses fonctions, se voit confier de grandes responsabilités, parmi lesquels la gestion des dossiers de terrorisme et des infractions économiques et financières dont le rassemblement des pièces du dossier, la réunion des éléments d’information à charge ou à décharge contre les mis en examen manquent souvent de diligence dans leur traitement. Aussi, les cabinets d’instruction souffrent de graves incapacités dues à une organisation de travail obsolète et improductive, qui explique en grande partie la faible capacité opérationnelle des uns et des autres.

Il s’avère ainsi donc nécessaire d’envisager un cadre à travers lequel les acteurs pourront être outillés sur les mesures d’optimisation du travail à mettre en œuvre pour le traitement diligent des affaires économiques et financières et du terrorisme en temps réel. D’où la tenue de cette session de formation des magistrats et des greffiers des juridictions spécialisées, chargées des dossiers de crimes économiques et financiers et du terrorisme sur le management de leur cabinet.

Améliorer significativement la productivité des acteurs des juridictions spécialisées chargées des dossiers de crimes économiques et financiers et du terrorisme en particulier les cabinets d’instruction et les chambres de l’instruction. Tel est le but visé par cette rencontre.Les participants sont issus du ministère en charge de la justice

De façon pratique, il s’agira, entre autres, de promouvoir la lutte contre la criminalité organisée ; de donner les outils aux participants afin de mieux organiser le travail en cabinet ; de promouvoir les techniques spéciales d’enquête et de permettre aux participants d’acquérir les connaissances nécessaires à l’identification, à la saisie, au gel et à la confiscation des avoirs illicites.
La cérémonie d’ouverture de l’atelier, intervenu le mercredi 27 octobre 2021, a été présidée par Théophile Sawadogo, secrétaire général du ministère en charge de la justice.

Dans son allocution, il a laissé entendre qu’il était nécessaire de soutenir la force de travail des juges et greffiers d’instruction en leur permettant de mieux maitriser les outils que la loi met à leur disposition pour mener à bien leur information et de les initier à des techniques de management qui leur permettent de gérer l’ampleur de leur tâche. « Nous sommes partis du constat qu’à la faveur du nombre de cas de saisine, les cabinets d’instruction reçoivent beaucoup de dossiers. Ce qui fait apparaitre depuis cinq ans qu’il y a eu une énorme évolution législative qui impose également des obligations aux cabinets d’instruction, notamment en ce qui concerne la détention des nouvelles méthodes d’enquête », a-t-il relevé.Théophile Sawadogo, secrétaire général du ministère en charge de la justice au centre, présidant la cérémonie d’ouverture

A l’entendre, il était nécessaire de s’arrêter pour revoir l’organisation et le fonctionnement, le management des cabinets d’instructions mais également s’approprier et mettre en œuvre les prescriptions de ces nouvelles réformes.
Au titre des dysfonctionnement signalés selon M. Sawadogo, il y a les détentions préventives parfois jugées assez long mais qui sont tributaires de l’état d’avancement du dossier.

A cet effet, il précise que depuis quelques années, le ministère en charge de la justice, en collaboration avec le conseil supérieur de la magistrature et les acteurs eux-mêmes, tentent de réduire le délai de traitement des dossiers qui passe par l’adoption de nouvelles méthodes de travail en vue d’abréger ces traitements.Idrissa Nebinon Bado, formateur

Trois jours durant, les participants issus du ministère de la justice, des magistrats et des greffiers de l’instruction et du parquet des pôles économiques et financiers Ouaga I et de Bobo-Dioulasso et du pôle anti-terroriste de Ouagadougou bénéficient de l’expérience de plusieurs formateurs désignés en raison de leurs compétences techniques et managériales.

A cet effet, ces derniers devront formuler des thématiques en lien avec les objectifs spécifiques de la formation, et les administrer. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Prince omar
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