Jeunesse : Moussa Koné, un exemple de réussite dans l’aviculture

Il est jeune et dynamique. Il a une tête bien pleine. Mais il a refusé de rester dans les bureaux et s’adonner à l’aviculture depuis sa tendre enfance. Aujourd’hui il est incontournable dans le domaine de l’aviculture et de l’agriculture. Il fait la fierté de la région des Cascades, où il réside. Lui, c’est Moussa Koné, président de la Chambre Nationale d’Agriculture (CNA). Votre média est allé à sa rencontre et a passé route la journée du samedi 07 août 2021, avec cet amoureux de l’élevage. Il est le fondateur de la Société Kouna. Il emploie 25 personnes permanentes et une dizaine de contractuel par semaine.

Tout commence en 1995, quand le jeune Koné est en classe de seconde. Il débute avec 15 poules pondeuses. En 1999, Moussa Koné s’acquiert un bâtiment avec 1 500 poules pondeuses. Aujourd’hui, l’homme a un cheptel de 30 000 têtes. Son ambition est d’atteindre 100 à 200 000 poules pondeuses. Pour arriver à ce niveau, il lui a fallut se battre et avoir de l’amour pour ce qu’il fait. D’ailleurs, c’est cet amour et cette passion qui le poussent très souvent à quitter son bureau et son duplex de Banfora, pour passer des nuits avec ses employés loin de la ville. On a pu remarqué que même le dimanche, Moussa Koné est en mouvement dans ces différentes exploitations.

Sur les traces de ses géniteurs

‘’ Depuis ma tendre enfance, j’ai toujours voulut travailler pour moi-même, et depuis le lycée, je n’ai jamais rêvé que j’allais un jour travailler soit dans une entreprise, soit dans l’administration comme fonctionnaire ‘’ explique Moussa Koné. Il se lance donc dans l’auto-emploi. Le goût de l’entrepreneuriat, Moussa le doit à ses parents qui sont opérateurs économiques.

La nouvelle dynamique de la société Kouna

Depuis 2010, avec l’avancée de la ville de Banfora, à sa ferme située sur la route de Gaoua, celui qui est également président de la Chambre Régionale d’Agriculture des Cascades acquiert une superficie de 14 hectares dans la commune de Wolokoto. C’est dans cette localité qu’il compte pratiquer l’aviculture et les cultures diverses, et la production su miel. En effet, sur cet espace, le natif de Banfora y pratique la maraicher culture, la pisciculture. On y trouve également le maïs et le riz.

Toujours dans sa dynamique de faire augmenter son chiffre d’affaire, le jeune opérateur économique est entrain de faire bâtir cinq (5) bâtiments, qui peuvent contenir chacun 10 000 poules pondeuses. Dans l’optique d’indépendance, il produit lui-même les poules pondeuses et les poulets du Faso. C’est 15 000 poussins qui sortent de manière hebdomadaire.

Pour l’alimentation de ses volailles, celui qui a fait l’Université de Ouagadougou et titulaire d’un DUT en informatique de gestion d’une universitaire privée en 2001, produit environ quatre (4) tonnes d’aliments chaque jour. Cet aliment sert à sa ferme et à la vente.

D’ici la fin du mois d’août, la ferme Kouna va produire 15 000 à 20 000 œufs par jour. Au-delà de la ville de Banfora, la ferme dispose de grossistes à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Dedougou et Ouahigouya. Pour les poussins d’un jour, notamment les pondeuses et le poulet du Faso, l’aviculteur compte nouer des partenariats avec des pays voisins, notamment le Mali et la Côte d’Ivoire.

Les difficultés ne manquent pas, mais il faut persévérer

La première difficulté pour cet entrepreneur est la grippe aviaire, qui a secoué l’activité dans les années 2005-2006 et 2015. Une autre, non des moindres est la question d’accès aux matières premières.  ‘’ Le prix du maïs ne cesse de flamber. Cela renchérit le coût de production du poulet ‘’ s’indigne le président. Et quand le prix de l’œuf n’augmente pas, cela diminue considérablement les gains. Il note aussi, les différents prêts bancaires qui n’étaient pas adaptés.

‘’ Le secteur est encore vierge ‘’

Celui qui a donné le nom de son arrière grand père à sa ferme, encourage les jeunes vers les activités qui les passionnent et non faire parce que l’autre y a réussi. ‘’ Il faut aller vers les emplois et les activités qui vous passionnent. Le constat est que beaucoup sont dans des activités sans passion, sans vocation et à la moindre casse, ils abandonnent ‘’ regrette Moussa. Selon lui, même si au début l’activité ne nourrit pas son homme, avec le courage et l’abnégation et assez d’espoir, on peut  faire qu’elle nourrisse son homme.

‘’ Le secteur agricole aujourd’hui est vierge, il y a de la place pour tous ces jeunes ‘’ affirme sans détours le jeune président de la CNA. Le secteur agricole s’entend par la production, la transformation et la commercialisation. Il ne comprend pas pourquoi le pays importe 60% de ce que le peuple consomme, alors que ‘’ nous avons les potentiels pour produire ‘’.

Source: netafrique.net

Jean Narcisse KOUDOU (de retour de Banfora, chef lieu de la région des Cascades)

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