96 millions pour la voiture de dame culture: Aucune justification ne peut tenir ( Siguire Adama Amade)

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La ministre de la culture, dame ILDOUBO/ née THIOMBIANO arrivée à la tête du ministère de la culture a commandé une voiture dite de fonction avec l’argent de tous les Burkinabè et dont la valeur s’élève à 96 millions de nos francs. Il est bon de rappeler que la ministre de la culture est professeur d’université et aucun professeur d’université au Burkina ne roule avec une voiture de 96 millions. Et certainement, Madame ILBOUDO/ née THIOMBIANO n’a jamais pu s’acheter une voiture à ce prix.

SUGUIRE Adama Amade

Mais, arrivée à la tête du ministère de la culture, le ministère le plus pauvre au Burkina, l’enseignante d’histoire veut une voiture de fonction, et elle coûte 96 millions. Il faut le rappeler : le ministère de la culture est un ministère invisible, c’est à dire un ministère incapable de soutenir les acteurs culturels. Je sais de quoi je parle. Le grand prix national des arts et de la culture décerné à la SNC est d’un montant de 500000 f.

Le grand prix de la Foire du livre de Ouagadougou fait un million. Personnellement, j’ai toujours refusé de compétir pour ces prix de misère parce que j’ai une grande considération pour mon métier. 96 millions , cela fait combien de prix de la FILO et combien de prix de la SNC. En dehors du ministre BARRY, qui a tenté de donner un certain dynamisme au ministère de la culture, aucun autre sous le pouvoir de KABORE n’a pu placer le ministère de la culture au centre de la culture et des arts. Après l’échec du ministre SANGO, voilà l’ère de la fille des Thiombiono qui veut, pour commencer, une voiture de 96 millions.

Le ministre TAMBOURA porte parole du gouvernement justifie cet acte en le qualifiant de légal. Je voudrais savoir quelle légalité régit ce gaspillage des ressources de l’ État. Tout le malheur de l’Afrique et particulièrement du Burkina, c’est d’avoir des dirigeants sans vertus, sans valeurs morales qui n’ont ni le sens de la République, ni celui de l’État. Il n’y a pas de légalité dans un texte qui viole l’éthique républicaine. Cette légalité, si elle existe, relève de l’aberration et de l’inconscience au sommet de l’Etat. Disons-nous la vérité. Les hommes d’État doivent servir leurs peuples. Diriger devrait être un honneur et un sacerdoce. Et il y ‘a des dirigeants à travers le monde qui montrent bien cela. Comment comprendre que nos dirigeants se moquent de la morale, de l’éthique d’État, et du sens de la République?

Une voiture de 96 millions pour un ministre qui dirige un ministère incapable de soutenir ses acteurs, pour un ministre qui gère un ministère pauvre, qui ne peut même pas organiser des prix nationaux dignes de ce nom pour reconnaître le mérite de ses acteurs. J’ai toujours dit: mon choix est clair. Je ne peux pas empêcher les gens de célébrer la médiocrité, d’être méchants, égoïstes et nombrilistes. Mais, je ne m’alignerai jamais derrière des gens méchants, égoïstes et nombrilistes. Et c’est pour cela que j’ai toujours refusé de participer aux prix de la misère du ministère de la culture. Je ne compétirai jamais pour ces prix qui veulent rendre des gens misérables, car je me suis toujours battu contre la misère.

Les Burkinabè n’ont leurs yeux que pour pleurer. Nos dirigeants sont imbus d’eux mêmes. Ce sont des dieux immortels parvenus sur la terre des hommes. Aucun pays au monde n’a connu le développement avec de tels dirigeants. Aucun pays n’a éliminé la pauvreté avec des dirigeants attachés aux privilèges, au luxe, à la fatuité et qui travaillent pour rendre les masses misérables. Le terrorisme a encore de beaux jours devant lui au Burkina Faso. Souffrez que je sois très réaliste. On ne peut pas cultiver la misère et la pauvreté pour la masse et vouloir la paix. Ce n’est pas possible .

Le plus grand mal de ce pays, c’est la méchanceté de ceux qui le dirigent. Il y a même une honte dans cette façon de faire. Installer une île de bonheur dans un océan de misère. Étaler le luxe et la fatuité devant des affamés, des misérables, des nécessiteux. Rouler sur l’or dans un pays de misère livré à toutes les attaques. Oui, il y a une espèce de honte. Seulement, la honte, nos dirigeants ne savent pas ce qu’elle veut dire. Et ce n’est pas un gourmatché qui pourra me donner la bonne définition du mot honte. Je ne crois pas .

Siguire Adama Amade

PlaneteActu.com

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