72ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme à Ouahigouya :Bien se porter dans un contexte de crise sanitaire

72ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme à Ouahigouya :Bien se porter dans un contexte de crise sanitaire

La faîtière nationale des droits de l’homme a commémoré les 72 ans de la Déclaration Universelle des droits de l’homme  ce mercredi 30 décembre 2020 dans la cité légendaire de naba Kango, chef- lieu de la région du nord. Présidée par le président de la CNDH, monsieur Kalifa Rodrigue Namaono, cette célébration a connu la participation effective des premières autorités à savoir le gouverneur de la région du nord, le maire de la commune de Ouahigouya et de nombreux leaders d’OSC des quatre provinces . Ce panel de Ouahigouya vise à mobiliser les autorités administratives, coutumières, religieuses et militaires à s’investir dans la défense des droits humains surtout dans ce contexte de COVID19 et d’insécurité.

« Comment œuvrer pour la préservation du droit de la santé dans un contexte de crise sanitaire. » C’est sous ce thème national que la CNDH a convié les acteurs de défense des droits humains à l’occasion de ce 72ème anniversaire de la DUDH. Dans son mot introductif, M. Namaono a souligné que la situation sanitaire de notre pays depuis l’apparition du coronavirus en mars dernier met à rude épreuve le respect d’un des droits élémentaires de l’Homme. C’est pourquoi, selon lui il est impératif que l’accent soit mis sur ce fait dans l’optique de trouver des solutions adéquates.

Et pour mener à bien la réflexion, les panelistes ont bénéficié de trois communications dont la modération a été assurée par le Gouverneur de la région du Nord, M. Justin Somé, himself. « Histoire et impact de la DUDH, 72 ans après son adoption », tel fut le premier thème développé par monsieur Saidou Sourabié, directeur régional des droits humains du nord.

                                  La déclaration universelle 72 ans après

Dans son exposé, il a clairement noté que la DUDH est née de la volonté de plusieurs acteurs de l’époque de protéger et de garantir les droits fondamentaux de l’Homme qui étaient jusque-là bafoués. A en croire M. Sourabié, l’adoption de ce condensé de lois a contribué énormément à la protection des hommes dans le monde. Le communicateur fait savoir que 72 ans après son adoption, cette déclaration n’a pris aucune ride. Il en veut pour preuve la traduction de son contenu en 360 langues à travers le monde. La deuxième communication sur les missions et défis de la CNDH fut assurée par madame Salamata Ouédraogo, commissaire à la CNDH.

        De la création de la commission nationale des droits humains

 Dès l’entame de son réquisitoire, dame Ouédraogo a rappelé que la Commission Nationale des Droits Humains du Burkina a été créée par le décret no628-2001/PRES/MJPDH du 20 novembre 2001 et réformée tout dernièrement le 24 mars 2016. Par la suite, elle a signifié que la CNDH a pour missions entre autres d’effectuer des campagnes d’information et de sensibilisation de l’opinion publique sur les droits humains, d’effectuer des études et les recherches sur les droits humains, d’orienter les plaignants et les victimes et offrir l’assistance juridique à ceux qui la demandent, de procéder si possible à la conciliation entre les parties en cas de violation des droits humains. En termes de défis, commissaire Ouédraogo a relevé la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement de la structure, l’ancrage institutionnel de la CNDH, l’adoption du statut du personnel et la liste est non exhaustive.

                                          Les acquis

 Malgré ces contraintes, la commission a réalisé des acquis au nombre desquels l’accomplissement de plusieurs missions, l’élaboration d’un système de monitoring en matière de droits humains au Burkina. La dernière communication de la journée qui a porté les griffes de monsieur Sidwaya Sosthène Ouédraogo, juriste, a mis en rapport le respect des droits humains dans un contexte de la pandémie de la COVID19 surtout dans les camps des déplacés internes. Ainsi, sieur Ouédraogo a notifié à l’assemblée que les mesures prises par le gouvernement pendant le pic de la maladie ont compliqué davantage la situation des déplacés internes. En clair, à entendre Ouédraogo, ces populations ayant trouvé refuges sur des terres inconnues ont rencontré des problèmes d’accès de soins de santé, d’intégration culturelle, de discrimination ou de xénophobie. C’est pourquoi Sidwaya suggère aux gouvernants de tenir compte de la situation spécifique des déplacés, d’être plus sensibles notamment à l’égard des femmes déplacées, elles qui souffrent plus le martyr de leur nouveau statut social.

                                                   Echanges enrichissants

 A ce sujet, monsieur le gouverneur première autorité de la région et assurant la modération des échanges a laissé entendre que le gouvernement a déployé des moyens conséquents pour soulager les personnes déplacées et la chaîne de solidarité se poursuivit jusqu’à présent. A l’issue de ces brillantes communications, des questions et des suggestions ont enrichi les débats. En rappel, la commémoration de la journée internationale des droits de l’homme est célébrée le 10 décembre de chaque année et cela depuis la déclaration universelle des droits de l’homme le 10 décembre 1948.  

Inamé K Norbert

Culture ÉDUCATION