Gestion de la crise du Covid-19 au Burkina : Le Comité national réfléchit sur des réajustements à apporter


Le Comité national de gestion de la crise de la pandémie du Covid-19 a tenu sa 2e session ce 11 mai 2020 à Ouagadougou. Autour du chef du gouvernement, président du comité, les différents membres ont discuté des réaménagements à apporter dans la lutte contre la pandémie pour être en phase avec son évolution. Notamment les stratégies à mettre en œuvre pour que les derniers allègements apportés ne soient pas des facteurs d’aggravation de la pandémie. Ce fut également l’occasion d’installer officiellement les membres du nouveau comité.

« Même si nous avons les indices d’une embellie ces derniers temps, rien n’est encore gagné. Mieux, nous devons redoubler de vigilance, et renforcer les actions pour sortir notre pays de cette situation difficile », a introduit le Premier ministre Christophe Dabiré, par ailleurs, président du Comité national de gestion de la crise de la pandémie du Covid-19 (CNGCP-COVID-19).

La deuxième session se tient alors que le Burkina Faso a entamé une deuxième phase depuis le début de la crise. Celle notamment de l’allégement des mesures barrières. Les heures du couvre-feu ont été revues. Les lieux de cultes ont été rouverts ou en cours d’ouverture. Les villes ne sont plus en quarantaine, les transports en commun ont repris, les marchés ont rouverts….


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Cela a été discuté au cours de la session, notamment sur la nécessité de mettre en place une bonne communication pour que la population comprenne que les allégements apportés ne sont pas synonymes de fin de la pandémie. « Nous avons également insisté sur la nécessité d’adapter le plan de communication aux réalités. Le président du Faso a décidé d’alléger les mesures relatives à la restriction des libertés pour permettre au système économique de rebondir. Mais tout le monde s’attend qu’avec la réouverture des marchés, des transports, la levée de la quarantaine, la maladie rebondisse au Burkina. Nous avons dit qu’il était important d’ajuster notre plan de communication pour faire en sorte que les messages qui vont être passés aient pour effet de faire adhérer les populations à l’idée que la maladie est une réalité dans le pays et qu’il faut adopter les bonnes pratiques en matière de gestes barrières », a expliqué le Premier ministre Christophe Dabiré.

La 2e session du CNGCP-COVID-19 a été aussi l’occasion pour les membres de discuter de la feuille de route dont l’objectif global est de maitriser la crise liée au Covid-19 dans les meilleurs délais au Burkina Faso. Notamment en réduisant la propagation tout en minimisant les effets induits au plan social et économique.

« Nous avons également échangé sur les actions urgentes à prendre. La première action urgente est l’élaboration d’un plan global qui fait la situation de la maladie et qui fait également la situation des principales orientations, de la mobilisation des ressources en faisant ressortir le gap qu’il faut prendre en charge avec les partenaires techniques et financiers », a poursuivi le président du CNGCP-COVID-19 à la fin de la rencontre.

Après avoir fait le point de la session, le Premier ministre s’est prêté à quelques questions des journalistes. Sur la nécessité d’augmenter le nombre de tests et d’aller vers les tests rapides, le chef du gouvernement a reconnu qu’il y a des difficultés de mobilisation des réactifs au plan international. « Mais le ministère de la Santé a une initiative qui va dans le sens de la multiplication du nombre de tests. Il faut également réfléchir sur les stratégies de prise en charge de la maladie, les tests de dépistage ne devraient pas constituer le seul moyen d’identifier les personnes contaminées par le virus. Nous avons reçu une certaine quantité de tests, nous sommes en train de discuter avec l’OMS (NDLR. Organisation mondiale de la santé) qui a la responsabilité de valider les tests rapides. Si elle nous donne le feu vert, le Burkina pourrait s’engager sur cette voie. Ne serait-ce que pour faire un dépistage primaire des malades du Covid-19 et confirmer avec les tests que nous utilisons actuellement  », a rassuré Christophe Dabiré.

Il faut préciser que c’est lors de cette 2e session du CNGCP-COVID-19 que le nouveau comité a été mis en place. Organe de coordination et de la mise en œuvre des plans de riposte élaborés dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19, il est présidé par le chef du gouvernement.

Certains départements ministériels font également partis de ce comité qui regroupe aussi des représentants des partenaires techniques et financiers, et d’organisations de la société civile. Les sessions du comité ont lieu deux fois par mois.

TCS
Lefaso.net

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