Situation nationale: Le juge Antoine Kaboré adresse un message au chef…


Photo de profil Facebook du juge KAKORE en date du 14 mars 2020

Sur son profil Facebook, le magistrat syndicaliste Antoine KABORE puisque c’est de lui qu’il s’agit a dépeint la situation actuelle du Burkina Faso dans un langage propre à lui… Dans le texte qui suit il tente de faire parvenir un message clair au président du Faso, même s’il ne le nomme pas clairement…. Lisez !

Au chef de mon village,
Mon cher chef,
Les nouvelles du village ne sont pas bonnes.
Les amis, les voisins, les copains quittent le village.
Ils disent que notre patelin, jadis havre de paix, a perdu de sa superbe.
Ils affirment que face à l’adversité, nous nous divisons pour des peccadilles.
Ils disent qu’ils ne voient rien à l’horizon dans ce contexte qui puisse réhabiliter notre patrie.
Ils susurrent qu’à y voire de près, nous ne gouvernons même pas pour les 10 ans à venir encore moins, pour nos enfants et nos petits-enfants.
Mon cher chef,
L’avenir est sombre, les gardiens, les ouvriers, les roturiers sont courroucés
Ils disent qu’injustement tu leur imposes des tributs, alors qu’à tes amis, tes copains et tes courtisans, tu offres ripailles et passe droits.
Aux ambulants mus par leurs intérêts, tu offres gite couverts et bourses.
Mon cher chef,
Je sais que les complaintes de la basse ville n’atteignent pas les fenêtres de ton palais mais laisses moi te dire, que pour fuir Paris et populace et sa pègre, le roi soleil avait construit Versailles.
Malgré tout, les sans culottes parisiens y ont bien rejoint la Cour royale pour la ramener à la réalité de Paris.
Mon cher chef,
Les courtisans, les ambitieux, les mercenaires et les rapaces ont envahi ta cour.
Ils ne sont pas plus avisés que tes braves cultivateurs, ton résilient peuple
Ils flattent ton ego pour remplir leurs bourses
Ils chantent ta bravoure et tes exploits pour mieux fouiner dans ta besace ;
D’eux l’histoire ne retiendra rien ;
Ils partiront comme ils sont venus, dans l’anonymat ;
Mais toi mon cher chef, dans les salons du palais, dans les livres souvenirs du village, ton image, tes actes parleront ;
Et là, on dira ce que tu as pu faire pour la postérité, ce que la conscience collective retiendra.
Mon cher chef, le ciel est couvert ;
Mon cher chef, la sueur de nos guerriers coulent dans les rigoles ;
Le sang de nos frères mouille anormalement le sol.

Ne laisses point les courtisans des cabarets de la capitale nous entrainer dans l’abime
Mon cher chef,
Comme j’aurais aimé te parler de vive voix, seulement les miradors de ton palais hautement perché m’intimident
Quand le soir, le village sera endormi je te supplie d’ouvrir les fenêtres de ton palais et d’écouter la sagesse de la nuit, celle que la lune, dans son manteau de lait, te fera parvenir.
Pour finir, toi seul peut arrêter cette escalade, car finalement un père ne peut se nourrir de l’adrénaline des combats mortifères de ses enfants,
Un père ne peut dormir quand son village est anxieux ;
Un père ne peut accepter de mettre, en péril, sa famille
La victoire d’un père, au-delà de son ego, c’est l’unité et le rayonnement de sa famille.
Mon cher chef, cette bataille qui s’annonce sera de trop
Il est encore temps………………….
Pour le bonheur de Kokologho.

PlanèteActu

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