Commune de Kirsi/Passoré : Accusée de sorcellerie, elle échappe à la vindicte populaire

Triste sort pour cette dame Minata Sankara  a qui avait eu la chance de renforcer sa foi  en Dieu  à travers un pèlerinage à la Mecque en Arabie  Saoudite.  Ce,  pour quoi on l’accuse étonne  plus d’un. Mais dans  une localité  où la croyance aux pratiques mystérieuses  est ancrée dans les mœurs, on ne peut jurer de rien.  Le coup de massue est tombé sur la tète  de Dame  Adja suite à  la  mort d’une femme,  mère de 5 enfants  de la même famille, dans des circonstances  » bizarres  » le mercredi 14 mars 2018. 

Face aux soupçons que le décès est le fait d’une personne, la gendarmerie de Tema-Bokin est venue faire une constatation du corps avant d’autoriser son enterrement.  Avant de conduite la défunte  à sa dernière demeure, la population  s’est décidée à désigner le coupable. En pareille circonstance,  les yeux sont rivés sur une personne et il faut la parade  pour la dénoncer. Les rites par lesquels, on est passé pour déterminer les circonstances du décès sinon pour désigner le coupable notamment l’usage du  « siongo » auraient indexé  Adja Minata Sankara. Furieux   ses bourreaux ont encerclé  sa cour pour en finir avec elle. Il  a fallu que certaines   personnes usent de sagesse et de stratégies pour extirper la présumée mangeuse d’âme, lui  sauvant du coup de la vindicte populaire. Cette histoire de sorcellerie  détériore l’harmonie du vivre ensemble  dans certaines communes de la province du Passoré. A tort ou à raison, et sous le couvert de certaines pratiques ancestrales, on t’accuse d’être un donneur de morts, de mangeuse d’âme    et on te soumet à l’humiliation suprême, si on n’attente pas à ta vie. Est- ce vrai qu’à tous les coups, ceux qu’on accuse   y sont pour quelque chose dans les décès ? On ne peut que se fier à la bonne foi de ceux qui prétendent être dans le secret des rites coutumières. Dans cette situation, la responsabilité de l’administration est partagée. Qu’est –qui explique que malgré les différentes lois votées pour se prémunir contre la pratique de la sorcellerie, des individus ont toujours le pouvoir de désigner leur semblable comme des assassins ?  Qu’est- ce qui explique qu’âpres la constatation du corps de la victime à Kirsi, la gendarmerie de Téma-Bokin soit repartie en ignorant pas les événements qui pourraient se passer âpres son départ. Cette attitude de la gendarmerie, si ce n’est pas une complicité, c’est que c’est de la non assistance à une personne en danger. On ne comprend pas également pourquoi les chantres des droits de l’homme ne haussent pas haut la voix quand il s’agit de ce genre de pratique. Il nous revient que rien qu’à Yako, chef lieu de la province du Passoré on enregistre une moyenne de 5 à 6 suicides par mois, et 36 par an suite à des accusations pour fait de sorcellerie.

Faso nord info

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *